Noëlle Renault



Noëlle Renault participe à la 22ème Fête du Livre d'Autun le dimanche 7 avril 2019, en lien avec l'association Les nourrices du Morvan



Née en 1949 et originaire du Morvan, Noëlle Renault ne s’est pas seulement intéressée aux départements de la Nièvre et de l’Yonne comptant les fameuses nourrices morvandelles mais à l’ensemble des femmes.

Elle a écrit 8 ouvrages sur ce sujet et elle l'a élargi aux nourrices d'ailleurs en Europe (Espagne, Italie, Slovénie, Grande-Bretagne, Portugal etc...) qui ont connu un phénomène similaire qui s’occupaient des jeunes enfants.

Son dernier livre : Nourrices, nurses et gouvernantes aux Editions Sutton
 

"Descendante elle-même de nourrices, Noëlle a souhaité en savoir plus sur leur vie et a fait des recherches durant des années en Morvan et dans le pays afin de recueillir les témoignages des héritiers et des familles, des anecdotes et des photos sur la période de 1840 à 1920. En 1995, elle sort son 1er ouvrage et fait partager depuis sa passion pour ces femmes au public (livres et conférences). [...]. À cette époque, le Morvan était surpeuplé. Pour les jeunes femmes devenir nounou était un moyen de subsister, améliorer leur habitat, acheter du bétail. Elles gagnaient 3 fois plus que leurs maris galvachers. Les mères et épouses se sacrifiaient laissant leur conjoint et confiant à des proches les enfants et le nouveau-né. C’est le mari de familles riches qui recrutent dans les villages la nounou réputée pour sa beauté et la qualité de son lait. Dans les châteaux et belles demeures, elles sont habillées de pied en cape, choyées, gâtées, bien nourries et suivent la famille en voyages (presque une vie de rêve) Deux ans plus tard, il est difficile pour elles de quitter cette vie et retrouver le Morvan. Elles n’avaient qu’une envie « repartir ». Certaines ont d’autres enfants, et redeviennent nounous chez un autre employeur ou deviennent « nourrices sèches » (qui n’allaitent pas). Les nounous pour la plupart restaient toute leur vie en relation avec leurs employeurs." Extrait de l'article paru dans Le Journal du Saône-et-Loire le 19/10/2017.