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Laurent Jeannin

Laurent Jeannin a participé à la 19e Fête du Livre d'Autun, en 2016.
En fonction de son actualités, il est régulièrement présent aux différentes éditions. 

Il a participé à la 20ème Fête du Livre d'Autun les 8 et 9 avril 2017

                  

Cette année, il présente deux nouveautés : Repères (2016) est le portrait d’un pays en transition, l’Albanie : il y a à peine 25 ans, on considérait encore l’Albanie comme la Corée du Nord aujourd’hui, de sinistre réputation s’il en fût jamais une. Enver Hoxha est mort, le Mur est tombé, le monde communiste s’est effondré et le Pays des Aigles est tombé dans un quasi oubli… Montrer le quotidien des Albanais dans ce contexte économique, social et culturel particulier rappelle l’anomalie que fut le Pays des Aigles sous la dictature, en même temps que sa singularité actuelle questionne l’Européen qui saura porter un regard autre que touristique : « qu’avez-vous fait de votre joie de vivre ? Ici on rêve encore de lendemains meilleurs… »

Ces silences éloquents (2016) est le fruit d’une exposition commune avec Terry photographe en Auvergne. La vieillesse est un terrible naufrage, dit-on. Et dans une société qui court désespérément après des rêves d’éternelle jeunesse, la vieillesse est perçue comme un terrible déclin. Les anciens, qui autrefois étaient des sages que l’on se plaisait à écouter, ne sont plus que des vieux, encombrants, dérangeants, coûteux, en un mot inutiles. Qu’est donc devenu le privilège de l’âge ? ces vieux, qu’on appelle désormais hypocritement « seniors », ont sans doute compris que cette course n’est qu’un leurre derrière lequel on court toute une vie, gâchant ainsi les plus belles années, celles qui furent les leurs et qui ne sont plus que souvenirs et photos jaunies. Seuls ou en compagnie de leurs compères, ils se posent encore sur un banc, à la terrasse d’un café, sur la place du village et en silence, ils regardent la vie passer. Mais au-delà de ces silences, il y a ces regards qui parlent, qui interpellent, ces sourires qui en disent long, qui rayonnent tellement ils sont imprégnés de souvenirs et d’expériences qu’il faut entendre.

Laurent JEANNIN, photographe et auteur, parcourt le monde depuis 1977, à la découverte de sa plus grande richesse : ses peuples. Il fait souvent le grand écart entre l'Amérique du sud et l'Extrême Orient sans pour autant négliger l'Europe et bien sûr la France. La photographie est son mode d'expression favori, qu'il conjugue sous forme de diaporamas en fondu enchaîné et sous forme de photographies noir et blanc argentique dont il assure lui-même le traitement.  

Tous les ans depuis 1999, il propose ses réalisations audiovisuelles et ses expositions, notamment à Autun (Il a présidé le photo-club autunois de 2003 à 2008) ou dans d’autres lieux de Bourgogne. En réponse à l’interrogation : qu’est-ce qu’être photographe aujourd’hui ?, il se dit dans Actuphoto  tellement étranger à une idée de technicien de l'image que par défaut, il préfère se désigner comme "non photographe". « L'acte photographique n'a de sens et d'intérêt que parce qu'il permet de comprendre le monde, ni plus ni moins. Photographier ce qu'on pense rend aveugle, penser à ce qu'on photographie rend borgne. Alors je préfère me laisser surprendre par la vie : le hasard compose, je dispose. » 

Depuis 2010, il publie des ouvrages, sorte de mise en correspondance d’instantanés photographiques en noir et blanc et du verbe qui questionne notre monde contemporain. On lui doit notamment En guise de photographie (2010), Cuba non conforme (2011), Un monde à parts (2012), qui aborde la délicate et universelle question du vivre-ensemble, à l’occasion d’un voyage en Afrique du Sud. Eloge de l’adolescence éternelle (2013) nous transporte au Brésil, mariant le langage photographique et le registre littéraire. Sorti en novembre 2014, Passons !  est le fruit de rencontres, avec un danseur de tango, un pèlerin des Andes, le cacique d'une communauté d'origine précolombienne, comme autant d'exemples d'Argentins anonymes qui ont dû s'adapter, retrouver des valeurs différentes de celles qui gouvernent les sociétés argentées, de ces valeurs profondes qui donnent envie de se lever le matin et de savoir pourquoi. Son dernier carnet de voyage : Typhoon is coming (2015), les Japonais, victimes régulières de séismes et catastrophes naturelles en tous genres et par deux fois de catastrophes atomiques, semblent être un peuple sans plainte ni complainte qui vit dans un univers de traditions et de modernité.

 

 

          

Une visite sur son site http://www.diaventure.fr permettra de mesurer combien rigueur et honnêteté accompagnent sa passion de la photographie, et quel « œil » est le sien !

Laurent Jeannin en Inde Photo prise à Santa-Clara, à Cuba

"Qu'est-ce qu'être photographe aujourd'hui ? Être propriétaire ou utilisateur d'un appareil qui enregistre des images est l'acception communément admise. Cette activité est tellement diluée dans la multitude que les professionnels se sentent obligés d'accoler à "photographe" une spécialité pour se démarquer et revaloriser leur métier : portraitiste, plasticien, illustrateur, reporter, journaliste, animalier…

Je me sens tellement étranger à cette idée de technicien de l'image que par défaut, je préfère me désigner comme "non photographe", non par antinomie avec les confrères mais par autonomie. C'est pourquoi je ne propose le fruit de mon regard qu'en guise de photographie.

L'acte photographique n'a de sens et d'intérêt que parce qu'il me permet de comprendre le monde, ni plus ni moins. Photographier ce qu'on pense rend aveugle, penser à ce qu'on photographie rend borgne. Alors je préfère me laisser surprendre par la vie : le hasard compose, je dispose."