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Les sujets Graines d'écrivains 2011 seront mis en ligne à l'automne 2010

et sinon, trêve estivale ! 

 


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Gilles Vauclair

Gilles Vauclair a participé à la 12è Fête du Livre d'Autun, les 18 et 19 avril 2009.

Gilles Vauclair et Didier Callabre (Côte-d’Or) sont les auteurs de l'ouvrage Le fusillé innocent (éditions Autrement). Autodidactes, ils sont spécialistes de la 1ère guerre mondiale et des recherches archivistiques. Auteurs de plusieurs ouvrages et d’articles ayant pour centre d’intérêt les 1ère et 2ème guerres mondiales, ils présentent également des communications ayant pour thèmes ces même sujets.


Gilles Vauclair lors de la Fête du Livre d'Autun en 2009.

Le fusillé innocent (1914-1917) : septembre 1914 – L’artilleur dijonnais, Eugène Jean-Baptiste Bouret, accusé d’abandon de poste en présence de l’ennemi, est fusillé. Victime d’une effroyable erreur judiciaire, il fut le premier et le seul soldat réhabilité durant la guerre, en 1917, à la période même où l’armée française était en pleine répression des mutineries. Retour sur ce que fut l’une des premières réhabilitations de fusillés de la grande guerre.
Le 2 août 1914, l’artilleur Eugène Bouret abandonne sa famille et ses vignes, pour rejoindre la 1ère Armée passant à l’offensive en Alsace annexée. Le 29 août, au col vosgien d’Anozel, la déflagration d’un obus allemand signe sa perte. Touché par le souffle de l’explosion, Eugène Bouret perd la raison. Le médecin du régiment diagnostique un état de démence par commotion cérébrale. Evacué sur une antenne sanitaire, Eugène n’arrivera jamais à destination… En état de choc, il s’égare et erre à l’arrière du front. Jugé suspect par un capitaine d’infanterie, l’artilleur est arrêté et remis à la prévôté du 14ème Corps d’Armée. Parallèlement, à cette période, devant la poussée allemande, l’état-major redoutant de revivre la déroute de 1870, ordonne de durcir la répression. Le 7 septembre 1914, jugé expéditivement par un Conseil de guerre incompétent, Eugène Bouret et 5 autres coaccusés sont fusillés le jour même pour abandon de poste en présence de l’ennemi.Menée par Henri Barabant, député de la Côte-d’Or, ayant la preuve de cette grossière erreur judiciaire, la demande de réhabilitation d’Eugène Bouret devint une véritable affaire d’Etat qui réclama l’intervention des ministres de la guerre, de la justice et du Président du Conseil. Après la réhabilitation d’Eugène Bouret, qui connut un retentissement national, une enquête sur la justice militaire est ouverte dans le but de déterminer la part de responsabilité du Conseil de guerre qui le condamna, cela au moment même où les mutineries de 1917 aboutiront à l’exécution d’une soixantaine de fusillés pour l’exemple.